De la blancheur de Popayan à la couleur de Silvia

Image de couverture popayan

Nous arrivons à Popayán encore bercé par la salsa et les souvenirs de ces deux semaines à Florida. Nous filons en direction de l’hôtel où nous avons été invités pour quelques nuits en échange d’une traduction de leur site internet, arrangement initié par mon chéri. Les jours à venir s’annoncent chargés entre la rédaction des articles où nous avons pris un sacré retard, la traduction et la visite de la ville. La nuit tombe rapidement et nous partons découvrir le centre historique qui est réputé et comparé à celui de Carthagène pour son architecture coloniale. Peut-être est-ce à cause de la nuit, mais à première vue cela ne me semble pas flagrant.
La barre est haute, car Carthagène m’a vraiment séduite par son charme et ses couleurs et j’en garde un excellent souvenir. J’attendrai demain pour me faire une idée et après avoir savouré une bonne viande saignante (cela faisait plus de deux semaines que nous en n’avions pas mangé), nous rentrons à l’hôtel nous mettre au travail.

Rue de Popayán menant à l'église la Ermita

Église Santo Domingo de Popayán

Blancheur aveuglante de Popayán

Le lendemain, nous découvrons donc Popayán, le style colonial est là c’est indéniable et comme son surnom l’indique, la ville blanche est immaculée. Cependant, une des rues principales est en travaux ce qui complique les déplacements et gâche un peu le paysage. Après avoir lu tant de blog voyage vantant la beauté de cette ville et sa ressemblance avec Carthagène, je suis éblouie mais pas par les couleurs que j’aime tant. C’est plutôt la blancheur éclatante sous ce soleil de plomb qui m’aveugle, contrairement à Simon je trouve la ville charmante. Popayán, qui est la capitale du département de Cauca est classée patrimoine de l’UNESCO. C’est une ville coloniale où le quadrillage du centre historique s’ordonne autour du parc principal et révèle la rigueur du temps des colonies. De plus il est remarquable de voir la bonne conservation des bâtiments et l’excellente restauration de certains suite au terrible tremblement de terre de 1983 (18 sec de secousses). Il n’y a plus aucune trace de cet épisode dramatique dans la ville.

Entre pauses au parc principal, balades dans les ruelles, et cassage de bide dans un super resto italien il faut avouer que nous n’avons pas fait grand-chose à Popayán. Nous avons surtout profité de l’invitation de ces quelques jours pour nous reposer  sans culpabiliser et avancer sur nos projets perso.
Nous irons tout de même visiter le musée Neret, musée d’art moderne où la gardienne semblait tellement s’ennuyer que nous passerons plus de temps à discuter avec elle qu’à visiter les lieux.

cour intérieure du musée Neret
Perspective d'une rue à Popayán
Une des salles du musée Neret

Entre deux traductions, Simon fait connaissance d’un Français (expat’ en Guyane, également en voyage avec sa chérie) et les garçons ont décidé de partir à l’ascension du volcan Puracé, véritable célébrité dans la région, car c’est un volcan toujours en activité. Le rendez-vous est fixé au lendemain 6h du mat pour une journée qui s’annonce sportive. Et elle le fut, mais pas comme vous l’imaginez…

En effet, vers 7h alors qu’il devait être au début de son ascension, Simon me réveille en rentrant dans la chambre et m’explique que l’expédition est annulée, car son compagnon d’ascension s’est fait voler son téléphone au comptoir de la compagnie de bus, là sous leurs yeux sans qu’ils ne s’en rendent compte. S’ensuivent alors des aller-retour entre le guichet de bus et le centre de sécurité du terminal pour tenter de récupérer la vidéo de l’action. Mais cela ne se passera pas comme cela et ils passeront une partie de la matinée à se faire trimbaler à gauche et à droite par des flics qui se fichent complètement de ce vol et qui ne sont pas décidés à prendre les choses en mains. Malheureusement le téléphone ne sera jamais retrouvé et aucune vidéo ne sera visionnée. Nous retiendrons suite à cet évènement que l’on ne peut absolument pas compter sur les flics (de Popayán du moins) en cas de besoin. C’est rassurant!

Partie de cerf-volant du haut du mirador

Je suis désolée pour mon chéri qui se faisait une joie de grimper le premier volcan de sa vie, au lieu de ça on se contentera de monter en haut du mirador de la ville.
C’est ici que se donne rendez-vous les colombiens pour pic-niquer ou taquiner du cerf-volant. La vue est magnifique, on aperçoit le quadrillage du centre historique d’un côté, le reste de la ville d’un autre et au loin les montagnes et le fameux volcan.

Notre ferons également un tour du côté de Silvia, petit village à deux heures de route de Popayán où se tient tous les mardis un marché très connu et des plus pittoresque de la région. Il s’agit du marché des Guambianos, communauté indigène reconnaissable à leur tenue des plus typique. Tous les hommes et toutes les femmes portent la tenue traditionnelle. Jupe, bleue pour les hommes et noire pour les femmes (qui ont toujours une pelote à filer entre les doigts) ainsi qu’une cape bleue pour les femmes et noire pour les hommes le tout surmonté d’un chapeau noir et agrémenté d’une fine écharpe orange.

Femme Guambianos tissant fièrement sa laine

Hommes Guambianos rigolant ensemble

Dans ce marché nous trouvons de tout. Du poussin aux vêtements en passant par des légumes et même des outils ou des produits ménagers. J’adore l’ambiance qui règne dans les marchés, toute cette agitation, ces locaux qui viennent vendre leurs produits en hurlant leur phrase d’accroche. Ces couleurs, ces odeurs et toute cette diversité de produits. Bien sûr je suis une proie idéale dans ce genre d’endroit, mais je pense que c’est le meilleur moyen pour découvrir les spécialités et les habitudes d’un pays.

Le coin très coloré des fruits
Étal d'herbes séchées aux marché de Silvia
La partie des chaussures en vrac

Après en avoir pris plein les yeux dans le marché couvert et avoir fait le tour des deux rues du village, nous retournons à Popayán sous la pluie qui a bien gentiment attendu la fin de notre visite.

Notre séjour ici prend fin, nous nous sommes bien reposé et avons pu avancer sur nos articles. Comme toujours, je suis contente de cette découverte et surtout ravie d’avoir pu voir les Guambianos, véritables figures emblématiques de la région.
Demain nous partons à la découverte d’un site archéologique remarquable, il s’agit de Tierradentro un peu plus au nord, mais il vous faudra attendre un peu pour en savoir plus!

 

Accéder à la galerie photos sur Popayan

 

Publié le par Marlène dans la catégorie Colombie Sur le site Allolemonde

A propos de Marlène

Avide d'aventures et de voyages, je suis contente de pouvoir enfin découvrir d'autres pays, d'autres cultures et surtout de pouvoir connaître l'Amérique du sud et de vivre des expériences uniques.

6 Réponses à De la blancheur de Popayan à la couleur de Silvia

  1. ondiane

    super!!!! dommage pour l’ascension du volcan.Vite,je pars à la galerie photos….

  2. ondiane

    ze vou ême

  3. El Padre

    Marrant le contraste des couleurs de la ville et des guambianos …
    Moins marrant le coup du telephone …
    Ten cuidado …

  4. Françoise

    Encore un endroit qui fait rêver. Très joli reportage comme d’habitude.
    Bisous à vous deux à bientôt pour la suite.

  5. oceane basquin

    coucou tata comment ça va? ça m’a impressionnée toutes les chaussures trop trop bien, merci encore de nous faire partager ce moment merveilleux je suis très heureuse de vous voir si heureux ça a été très difficile de me séparer de vous 2 mais maintenant je suis heureuse de vous voir heureux un gros bisous a tous les deux bisous:* :* :* :* <3<3<3<3<3<3<3<3

  6. Marlène

    Merci à vous pour tous ces jolis messages!
    On redouble d’attention depuis, pas d’inquiétudes El padre.
    Gros gros bisous à vous tous!

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