Visite de Medellin, la ville la plus moderne de Colombie

Medellin photo de couverture

Aussi loin que je me souvienne (car j’ai un peu tardé à écrire l’article), notre arrivée à Medellin fut une bonne surprise. Après un bus de nuit de plusieurs heures avec clim’ à profusion et films de Steven Seagal à répétition, nous sommes arrivé vers 8h30 du matin. J’adore découvrir une ville le matin, la lumière est belle, les gens vont travailler ou vaquent à leurs occupations, je trouve que c’est une bonne manière de prendre le pouls d’une nouvelle destination.

C’était un dimanche, la lumière du matin illuminait les collines de la ville qui laissait apparaitre des rangées infinies de maisons et d’immeubles en briques rouges qui s’étalaient sur des kilomètres. Ce n’est pas spécialement joli mais très impressionnant, cela faisait un moment que nous n’avions pas mis les pieds dans une vraie grande ville. Une des principales artères de la ville était interdite à la circulation pour la journée afin laisser la place à des milliers de joggeurs et patineurs qui se concentraient en petits groupes pour sillonner ces grandes avenues.

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Le quartier où séjourner quand on va à Medellin est le Poblado. Nous avons pris le métro pour nous y rendre, il est récent et tout propre et permet de rallier les différents quartiers de la ville très simplement. Il s’agit en fait d’un RER mais il ne faut pas s’aviser d’employer ce terme, car les habitants de la ville sont très fiers de leur métro. Le quartier Poblado est très européanisé et change des villages ou villes que nous avons vus jusqu’à présent en Colombie. Les rues sont toutes propres, il y a des centres commerciaux gigantesques, du wifi gratuit dans pas mal de places et même des magasins avec de la nourriture de chez nous. Les rues sont ombragées et on y croise même des écureuils et les habitations sont modernes. Il y a même un parc à muscu comme aux États-Unis! On sent tout de suite le quartier touristique avec ses concentrations d’hôtels et de bars tout autour du parc Lleras qui est l’endroit qui bouge. Nous irons y passer quelques soirées et il faut reconnaitre que l’on sait y faire la fête.

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Medellin c’est aussi la ville où l’on doit retrouver nos amis Marine et Emmanuel qui sont installés ici pour plusieurs semaines et Maeva et Tess (nos différents compagnons de route déjà décrits dans les articles précédents).
Après notre « déjeuner retrouvailles » avec notre couple Franco-Mauritien, nous partons direction le métro câble qui est très facile d’accès. À l’étage de la station de métro Acevedo, il y a la correspondance pour monter sur les hauteurs de la ville, et c’est une vraie beauté ! Survoler une ville de cette manière est vraiment une expérience unique. On se croirait dans un hélicoptère, cela donne un panorama et une vision originale de la ville et on se sent tout petit dans sa cabine face à cette ville gigantesque de plus de 3 millions d’habitants. Nous voulions nous rendre à la bibliothèque noire España mais elle était en réfection, ce sera pour une autre fois! Une fois la montagne accueillant les maisons les plus reculées passées, le métro câble de Medellin continue sa lancée cette fois-ci au-dessus d’une forêt d’arbres et de fougères. On se demande presque jusqu’où cela nous mène, mais on arrive rapidement au Parc Arvi que l’on peut visiter pour la journée ou même y camper pour se mettre un peu au vert et profiter de la fraicheur à cette altitude. Ce métro câble et surtout le trajet, m’ont tellement plu que nous y retournerons le lendemain avec Maeva et Tess.

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Mise à part Pablo Escobar, l’autre personnalité connue et originaire de Medellin c’est l’aquarelliste et sculpteur Fernando Botero, une place éponyme avec ses statues lui est d’ailleurs consacrée. On peut observer des personnages, principalement des femmes, aux formes généreuses qui trônent sur la place tout autour du musée de la culture qui est d’ailleurs un bâtiment très étonnant. Tout de noir et blanc vêtu ce musée se fait remarquer de loin. Le quartier est réputé pour craindre la nuit, visiblement aussi un peu la journée, car un policier viendra nous faire un récapitulatif du parfait touriste pour éviter de se faire détrousser. Il nous laissera même son numéro de portable en cas de besoin.

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Le plat typique à manger dans cette ville est la bandeja paisa, c’est plus ou moins la même chose que tout ce qu’on peut manger ici à savoir une viande accompagnée de riz, haricots rouges, oeuf au plat, frites et de bananes plantains. Nous décidons donc d’aller déjeuner avec Maeva et Tess (rencontrées lors de notre visite du parc de Tayrona). Nous nous sommes un peu écartés du centre pour trouver un lieu typique où nous pourrions déguster cette spécialité. Je ne sais plus comment s’est prise cette décision, mais je crois que nous étions dans le pire endroit de la ville. La bouffe en elle même ça allait encore même si c’est le genre de repas que l’on consomme en sachant pertinemment que l’on va le regretter après. Le « restaurant » donnait sur une rue passante bondée de monde, des travelos paradaient, les mécanos faisaient crier les motos et des prostituées aux allures de Nicki Minaj discutaient par petits groupes en fumant une cigarette. Je me suis rendu compte seulement à la fin du repas que nous étions dans la cantine de ces dernières. Des femmes toutes plus vulgaires les unes que les autres se succédaient dans ce bouclard sans charme pour prendre leur pause déjeuner. Si vous cherchez à vous choper une bonne hépatite C rien qu’en vous asseyant sur une chaise tout en consommant des produits locaux, je vous invite à vous rendre deux blocs au sud de la place Botero à l’angle de la calle 51 et carrera 53!

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Une fois le déjeuner englouti, nous partons découvrir le reste du centre. C’est très bruyant, très animé et très populaire, rien à voir avec le Poblado qui manque soudain un peu. Nous allons jusqu’à la place de Cisneros, c’est une place avec 300 colonnes de béton blanc illuminées au sommet qui sont censées représenter des arbres, le vert des bambous plantés en plein milieu contraste avec l’ensemble.
Nous irons même jusqu’à la place où eu lieu un attentat en 1995, cet attentat fut perpétré en pleine journée pendant une kermesse et tua 28 personnes. Une sculpture de Botero (l’oiseau) abritait la bombe, la sculpture éventrée est toujours sur les lieux, mais à présent une réplique trône à côté de l’ancienne.

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Nous sommes restés plus d’une semaine à Medellin, entre visites des différents quartiers, des apéros et bouffes entre français et même une crémaillère ! Le temps est passé super vite et j’ai l’impression de ne pas avoir fait grand-chose, mais mes jambes me disent le contraire, nous avons énormément marché et cavalé dans les différents quartiers de la ville. Nous serions bien restés plus longtemps, mais nous n’avons pas réussi à trouver un couchsurfing et seule une expérience avec une personne de la ville nous aurait donnait envie de rester pour apprendre plus de choses et notamment sur le passé sulfureux de Medellin et son Cartel. Nous nous rattraperons à Cali sur cet aspect de l’histoire de la Colombie qui n’est pas si lointain.

 

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Publié le par Simon dans la catégorie Colombie Sur le site Allolemonde

A propos de Simon

Un peu geek sur les bords mais pas trop et rêveur invétéré. Après quelques voyages sur presque chaque continent, j'ai eu très envie de découvrir l'Amérique latine.

4 Réponses à Visite de Medellin, la ville la plus moderne de Colombie

  1. Françoise

    Très beau reportage comme toujours.
    A bientôt pour la suite de votre voyage.
    Plein de bisous

  2. Lucie

    J’ai aimé le passage dans le « restaurant » de travelos!

    • Marlène

      C’était particulier comme ambiance mais on a bien rigolé!

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